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![]() Nouvelles " Délivrance " et " Ultime confession " envoyées au comité de lecture de la maison d'édition ' Edilivre '. Ci-dessous le début de " Délivrance " qui est un plaidoyer contre la peine de mort. Mes nouvelles sont protégées. N'hésitez pas à me laisser vos commentaires..Merci ! Voir les liens pour m'écrire à la fin de ma page. Délivrance ( prologue ) L'assemblée s'était réunie comme d'habitude autour de la table des lumières. Chaque membre avait été choisi en fonction de son niveau de compétence obtenue lors de ses différentes formations. Il y avait là des entités fabuleuses, des êtres proches de la perfection. Cependant, nul d'entre eux n'avait encore atteint le degré de sagesse suprême synonyme d'accession au niveau supérieur final, celui de la plénitude. Quiconque atteignait ce stade était assuré d'échapper à toute nouvelle expérience et de pouvoir faire partie du domaine des âmes essentielles. Pour cela, il fallait prouver son efficacité et ne jamais échouer, ne serait-ce qu'une seule fois. La mission de ces créatures, hors du temps et de l'espace des hommes, consistait à améliorer le sort des habitants sur les planètes qu'ils avaient découvertes lors de leurs multiples pérégrinations dans le cosmos et au-delà. Il y avait bien longtemps de cela, elles avaient passé des siècles à détecter toutes les formes de vie existantes. Elles avaient recensé des milliards de planètes habitées. Elles avaient étudié l'histoire incroyable de tous ces peuples aussi différents dans leur apparence que dans leur culture. Elles s'étaient nourries de leurs expériences, de leurs connaissances. Elles s'étaient vite rendues compte de leur avance technologique et scientifique . Elles avaient, un jour, décidé que leurs multiples pouvoirs sur les choses et les êtres devaient être mis au service de ceux qui souffraient. En effet, ces créatures ne pouvaient supporter la douleur qu'elle soit physique ou mentale. Certains volontaires étaient donc envoyés sur des bases à des millions d'années lumière de leur planète mère pour tester leur pouvoir télépathique. Si tout se passait bien, ils subiraient encore d'autres épreuves dans d'autres galaxies fiers d'accomplir leur devoir philanthropique. L'accession à la plénitude passait impérativement par ce challenge que ces créatures s'imposaient à elles-mêmes. Le domaine des âmes essentielles se composait uniquement de créatures qui avaient brillamment réussi toutes les épreuves. Ces âmes goûtaient au plaisir insatiable de se cultiver éternellement, loin de toute contrainte matérielle. Elles n'avaient plus rien à prouver, mais atteindre ce stade de la plénitude pouvait prendre plusieurs siècles. Cela n'avait pas d'importance, elles n'avaient pas la même approche du temps et de l'espace que les terriens par exemple. Ceux qui échouaient poursuivaient tranquillement leurs voyages dans l'espace infini. L'aspect de ces créatures ne pouvait être décrit par le langage des humains. On pouvait néanmoins parler de force énergétique comme, un peu, des rayons de lumière qui s'assembleraient pour former un nuage sans forme particulière. Les membres de ce tribunal extraordinaire se réunissaient à la fin de chaque mois pour examiner la table des lumières. Celle-ci était un objet insolite sans pieds, sans forme évidente, translucide. Elle flottait à quelques mètres d'un sol opaque et moelleux enceint par des parois gazeuses et colorées. D'innombrables petits points lumineux multicolores tels des têtes d'épingle affamées, clignotaient comme les yeux de papillons curieux et surpris. Les douze membres de l'assemblée tanguaient, à peine, eux aussi, dans cet espace intemporel. Ils lévitaient comme des bulles de savon fragiles de part et d'autre de la table. Nous étions dans un monde mirifique, bien au-delà de notre système solaire, des hommes et de Dieu.
Texas, Etats-Unis. Lundi 20 mars 2000,17h15. Cellule du matricule 12457, Jerzy Sullivan. Jerzy pouvait à peine entendre les clameurs de la foule en colère à quelques hectomètres seulement de sa cellule. Des caméras de télévision du monde entier braquaient leurs objectifs indécents sur le décor concentrationnaire ambiant. Des policiers armés jusqu'aux dents surveillaient tous ces intrus comme des mouches qu'ils auraient bien voulu écraser. - Justice ! criaient les uns. - Assassins ! hurlaient les autres. D'immenses banderoles écrites dans toutes les langues dominaient cet essaim d'hommes et de femmes réunis comme une ultime prière aux portes de l'enfer. On pouvait y lire des tas de revendications concernant la révision immédiate du procès de Jerzy, des appels à la clémence au gouverneur du Texas. Il avait encore, lui seul, le pouvoir de tout stopper, celui aussi de différer l'exécution capitale imminente du condamné, et celui enfin de relancer à nouveau l'enquête sur cette affaire de meurtre jugée à la va-vite comme si l'on avait besoin d'un bouc émissaire, Jerzy Sullivan en l'occurrence. Ce dernier était accusé d'avoir étranglé sa petite amie en Avril 1980. Il avait alors 20 ans. Au bout de deux jours d'une parodie d'enquête, il avait été inculpé de meurtre avec préméditation sur sa fiancée, Alison Cunnigham alors âgée de 19 ans, future avocate et surtout blanche de peau. Jerzy était issu d'une famille modeste de sept enfants mais il avait néanmoins réussi à obtenir une bourse d'études pour étudier le droit à l'université. C'est là d'ailleurs qu'il avait rencontré, après quelques semaines d'études, la belle Alison. Il avait surtout commis l'erreur de naître noir dans un état où le puritanisme primaire avait réveillé d'anciens démons et attisé à nouveau la haine et le racisme. Il n'avait cessé, durant ses premières années d'emprisonnement, de clamer son innocence. Puis, comme la flamme d'une bougie qui s'éteint petit à petit, il s'était résigné non par lassitude mais plutôt à cause des hommes et de leur nature. En fait, il n'avait plus cru, très vite, à la justice de tous ces bipèdes attardés, intéressés uniquement par l'évolution de leur carrière, et qui se réfugiaient derrière des textes de lois injustes tels des justiciers attirés par les sang comme des vampires en manque. Non, décidément, Jerzy ne croyait plus à la justice des hommes car il ne croyait plus aux hommes. Il appartenait presque déjà à un autre monde, celui que peut-être, il découvrirait après l'injection mortelle qu'on lui administrerait bientôt dans l'un de ses bras. Il était prêt. Il n'avait plus peur depuis longtemps. Il se sentait même soulagé à l'idée d'être délivré de ce monde barbare. A peine ressentirait-il le produit fatal pénétrer tout doucement son corps puis l'envahir dans tous les pores de sa peau comme le venin d'un cobra furieux. Quelques minutes seulement et enfin la délivrance.... A suivre.... Pour signer mon livre d'or si vous le souhaitez et me dire ce que vous ressentez à la lecture du début de ma nouvelle. Cliquez sur la bannière de ci-dessous. Merci ! Je vous répondrai en ligne sous votre commentaire.
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