Voici le début d'un conte que je suis en train d'imaginer.Une fois terminé, je l'enverrai à la maison d'édition " Edilivre ".

Le texte que vous allez lire est protégé.


Il était une fois dans le futur, bien après que le soleil ait englouti notre Terre pour la faire disparaître à jamais, une planète qui lui ressemblait. Elle était aussi habitée par des femmes, des hommes, des enfants et des animaux. Curieusement, elle s'appelait aussi la Terre. C'était comme ça. Elle était située, très, très loin dans l'espace, mais son emplacement n'avait pas d'importance. Il y avait aussi beaucoup d'autres planètes Terre dans le cosmos, comme ci celles-ci s'étaient reproduites à l'infini.

Les hommes de l'ancienne Terre étaent donc devenus des poussières solaires, des miettes dans l'univers et de l'énergie pour le soleil. Pourtant, l'humanité de cette époque, savait qu'un jour, elle serait anéantie par cette immense étoile. Elle pensait naïvement que les progrès scientifiques auraient permis d'éviter cette catastrophe naturelle. Elle était certaine de pouvoir s'installer sur Mars et sur d'autres planètes telluriques, comme Mercure et Vénus. Elle s'imaginait, que son intelligence lui aurait permis de conquérir d'autres corps célestes, bien au-delà du système solaire. Elle s'y serait installée. Elle y aurait construit des villes, semé de nouvelles graines révolutionnaires adaptées au sol pour faire pousser des légumes et des fruits encore inconnus, développé de nouvelles races animales, exploité toutes les ressources premières du sol pour en faire de l'énergie. Elle aurait inventé des vaisseaux spatiaux pouvant transporter des villes entières, et dont la vitesse aurait dépassé des millions de fois celle de la lumière. Ainsi, les terriens auraient pu circuler d'une planète à l'autre sans problème. L'humanité avait encore bien d'autres projets en tête, mais des milliards d'années furent beaucoup trop courts pour concrétiser ses rêves.

Un jour, en à peine une seconde, la Terre des ancêtres, fut avalée comme un bonbon délicieux par le soleil, cette boule de gaz flamboyante comme la colère. Etait-elle déchaînée contre la bêtise des hommes ? On ne le sut jamais. Toujours est-il que ces derniers furent définitivement rayés de l'espace comme des dinosaures hébétés et sans défense. Le monstre, quant à lui, poursuivait sa route, majestueux et tranquille dans son royaume céleste.

En cette année 5587, bien loin de cette péripétie mineure dans l'histoire de l'univers, l'une des innombrables Terres des milliards de galaxies peuplant le cosmos, semblait contempler, comme chaque jour, les deux soleils artificiels que les nouveaux terriens avaient créés. On pouvait régler l'intensité de leur lumière par de simples manipulations informatiques, changer leur taille, leur distance et leur position. Ces soleils étaient comme deux énormes lampes suspendues au-dessus des têtes de ses autochtones. Leur clarté encerclait toute la Terre du nord au sud et d'est en ouest. Elle recouvrait donc toute sa surface. Elle brillait tout le temps, ce qui faisait qu'il n'y avait jamais de nuit sur cette planète, qui ne tournait pas non plus sur elle-même. Cela ne servait à rien. L'été était aussi la seule saison. La température était la même partout, environ 30 degrés. La végétation était luxuriante. D'immenses arbres, aux feuillages multicolores comme les plumes de paons amoureux, la décoraient magnifiquement. Il n'y avait également qu'un seul continent appelé aussi Terre. La planète, tel un engin téléguidé, se déplaçait dans l'espace à la vitesse désirée par ses habitants comme si ces derniers en étaient ses passagers privilégiés et ses maîtres absolus. En effet, ils étaient parvenus à la contrôler, à la diriger comme un animal sauvage irrémédiablement dompté. Tout était régi par l'informatique. Pas de fils. Rien qu'un système très élaboré de transmission ondulatoire. Une technologie irréprochable.

Cet astre, de cinq milliards d'habitants seulement, dont le diamètre était le triple de celui de l'ancienne Terre, n'était formé que d'un seul pays : la Terre. Donc pas de frontières, si ce n'étaient les limites du continent lui-même. Un espace terrestre qui occupait les trois quarts de la surface, pour un quart au seul océan terrique, multicolore comme un arc-en-ciel, échoué par miracle sur une île perdu dans l'immensité de l'espace, foisonnant d'une faune aquatique superbe et déroutante. On pouvait y voir des créatures aux formes et aux couleurs insolites et à la taille mirobolante. Certaines étaient aussi longues que des rivières ou plus minuscules que des têtes d'épingle. D'autres avaient l'aspect de mammifères égarés comme celui-là, qui avait la forme d'un chat, avec des ailerons de requin. Plus bizarre encore, celui-ci avec ses nageoires comme des ailes de vautour, et sa tête d'éléphant. Plus étrange , ce coquillage qui ressemblait à la corne d'un rhinocéros dont les yeux situés à la base de son corps, faisaient penser à ceux d'un caméléon aux aguets.

Il y avait aussi d'autres différences fondamentales par rapport aux animaux de l'ancienne Terre. La première était qu'ils savaient parler ! Ainsi, on pouvait régulièrement, assister à l'étrange conversation d'un perroquet au plumage chatoyant, avec une biche profitant d'un bain de soleil artificiel salvateur, ou à celle d'un lion indolent venant faire la causette avec un ver de terre repu. Leur dialogue portait souvent sur les dates et les lieux à définir pour organiser une sorte d'immense banquet au cours duquel, chaque convive à quatre ou à deux pattes, ailé ou rampant se plaisait à danser, à raconter des blagues à qui mieux mieux. Généralement, les autruches aimaient valser avec les kangourous, les serpents de toute taille enlacer les girafes, les éléphants faire du rock'roll avec les abeilles etc... etc...

Le langage de ces animaux était unique et totalement inconnu des terriens. Il leur était aussi incompréhensible. Aussi, ceux-ci étaient toujours surpris en écoutant ces sonorités singulières, comme des chants de dauphins enjoués, produits grâce à des mouvements secs, prolongés et fréquents, de mâchoires, de mandibules ou de becs, comme si tous ces animaux voulaient refaire le monde en musique.

Cette assemblée hétéroclite se réunissait souvent sous des espèces de grands chênes, plantées là comme des sentinelles inutiles, tant la quiétude de la planète semblait partout identique.

La deuxième différence était qu'ils ne se mangeaient pas entre eux et qu'ils vivaient donc, en conséquence, en parfaite harmonie. Ils étaient tous végétariens comme les terriens.

La troisième est qu'ils pouvaient à la fois respirer à l'air libre et dans l'eau. ils étaient pourvus, en effet, à la fois, de poumons et de branchies. Lorsqu'ils avaient un peu chaud, ils allaient faire trempette dans l'océan tout proche ou rejoindre ses profondeurs, qui ne dépassaient pas cinq cent mètres, pour se laisser porter par le courant léger, ou souvent, pour faire une longue sieste, sur la mousse verte qui en tapissait le fond comme un duvet hospitalier.

Chose étrange, ils avaient la faculté de se reproduire avec n'importe quel animal qu'ils soient sur terre ou dans l'eau, d'où des résultats surprenants comme cette bizarrerie aquatique à quatre pattes, à la tête d'autruche et au corps de zèbre, ou cet espèce de dinosaure dont l'apparence faisait penser à celle d'une chauve-souris avec un visage de grenouille. Curieuse faune terrestre et aquatique où les poissons, tels que les humains les connaissaient sur l'ancienne Terre, n'existaient pas. Les animaux étaient donc tous hybrides et amphibiens. Ils étaient oisifs, passaient également la majeure partie de leur temps à jouer, et à se pavaner comme les rois et les reines d'une cour singulière.

Ils se nourrissaient de petites algues microscopiques dans l'eau, et de fruits sur la terre ferme. Leur durée de vie était à peu près la même pour tous, environ une centaine d'années, quatrième différence par rapport aux animaux de l'ancien monde.

On avait l'impression que tous ces joyeux drilles, ailés, palmés, luisants, à deux à quatre pattes ou sans, vivaient, quotidiennement, sur une terre paradisiaque. Cependant, ils ignoraient qu'ils étaient à la merci de terribles ennemis, d'immenses prédateurs invisibles et silencieux... Les animaux étaient tellement nombreux qu'ils ne remarquaient pas que leur nombre diminuait. Ils étaient insouciants et si heureux. Mais pourtant....

Les nouveaux terriens ressemblaient étrangement aux hommes de l'ancienne Terre sauf qu'ils n'avaient pas d'orteils car ceux-ci ne leur servaient plus à rien. Ils avaient aussi des petits trous à la place des oreilles qu'ils pouvaient fermer à volonté lorsqu'ils voulaient s'isoler du monde extérieur pour penser. Leur cerveau leur commandait simplement de se boucher et, c'est alors, qu'un mince filet de peau comme une écoutille obstruait tout passage.

Ils n'avaient pas de cils ni de paupières puisqu'ils avaient toujours les yeux ouverts. Ceux-ci étaient bleus, verts, rouges, noirs, marron, mais aussi de toutes les couleurs comme mitraillés par des centaines de petits points multicolores qui leur donnaient l'aspect de costumes d'Arlequin Ceux-ci étaient deux fois plus grands que ceux des hommes de l'ancien monde. Les terriens n'étaient jamais éblouis par le soleil artificiel car une substance protectrice, comme un bouclier, formait constamment un voile opaque sur leur pupille. ils ne dormaient jamais, sans cesse en activité comme dans une fourmilière épanouie.

Leurs cheveux étaient courts, frisés, noirs ou blonds. Ils ne poussaient jamais, car les terriens naissaient avec leur chevelure définitive. Ils ne se les lavaient pas, non plus. C'était un peu comme une perruque qui ne nécessitait pas de soins particuliers.

Les terriens mesuraient environ entre 2, 50 mètres et 3 mètres. Ils étaient donc élancés, et aussi agiles que des singes. Mais ceux-ci n'existaient pas sur leur planète. Ils se déplaçaient très vite avec leurs longues jambes qui semblaient ne plus finir. Ils portaient des vêtements curieux conçus avec des éléments naturels comme les écorces des arbres, le bleu du ciel, les pétales des fleurs, l'écume des vagues, le sable des plages, le parfum des forêts . Les terriens avaient appris depuis longtemps à utiliser toutes ses matières premières pour en faire des vêtements simples, beaux et pratiques.

Ils se nourrissaient exclusivement de fruits qui portaient des noms curieux comme l'ovocète, sorte d'abricot vert à la saveur incomparable ou, encore, l'utraçode, espèce de poire rose ou rouge. Mais, ils aimaient aussi se délecter des foiveries, qui ressemblaient aux raisins des vignes de l'ancienne Terre. Ces foiveries avaient l'aspect de minuscules grains de raisin. Les terriens en faisaient une grande consommation. Il y avait, en fait, une kyrielle d'espèces de fruits extraordinairement abondants sur cette terre, partout fertile comme par enchantement. Les arbres fruitiers étaient si nombreux que leurs branches s'enchevêtraient de temps en temps tels des épouvantails maladroits. Les terriens les dénouaient alors avec une infinie précaution pour ne pas les blesser, comme si ceux-ci étaient des êtres vivants. Les terriens avaient un profond respect pour la nature, mais aussi pour les animaux qu'ils vénéraient comme des Dieux.

Les nouveaux terriens se reproduisaient de manière surprenante et romantique. En effet, pour qu'un enfant puisse naître, il fallait qu'il soit conçu dans l'amour, le véritable, celui qui est réciproque et donc sincère. Pour s'accoupler, le contact des lèvres entre une terrienne et un terrien suffisait, mais il fallait que celui-ci émane d'un sentiment authentique comme un pacte passé avec l'amour. Alors, soudainement, toute l'histoire et l'âme de ce deux êtres se confondaient pour former dans le ventre de la future mère, une nouvelle histoire, celle de l'enfant à venir. Un simple baiser comme un souffle pour créer un embryon d'amour. Les terriens de l'ancienne Terre auraient été fascinés par ce mode de reproduction aussi incroyable que poétique.

La période de gestation d'un fĻtus terrien était, en principe, de deux semaines seulement. Mais, les futures mères qui le désiraient pouvaient ramener leur grossesse à une semaine. Les terriens n'engendraient qu'un seul enfant. C'était ainsi. Ils ne voulaient pas se disperser et préféraient canaliser toute leur attention sur un seul. La période de l'enfance était très courte. A peine cinq ans. Mais, cela suffisait amplement pour former un être responsable et totalement achevé à la fois physiquement et psychologiquement.

Les êtres du nouveau monde ne connaissaient ni le chagrin ni la haine ni la peur, mais un sentiment qui les habitait à jamais : l'amour. L'amour des autres, l'amour pour l'être aimé auquel il restait fidèle durant toute leur vie comme les manchots sur l'ancienne Terre. La médecine était, à ce point avancé, que l'on pouvait presque tout se permettre sauf l'immortalité. L'espérance de vie était en moyenne de deux cent cinquante ans, mais certaines personnes pouvaient vivre jusqu'à quatre cents ans sans pour cela qu'elles perdent leurs facultés mentales ou subissent une quelconque dégradation physique. A partir de cinq ans donc, le corps avait son aspect définitif qu'il conservait jusqu'à la mort de son propriétaire et bien au-delà. En effet, de minutieuses et savantes manipulations génétiques permettaient d'éviter la décomposition des cadavres. C'était très important pour le voyage inter-sidéral de tous les défunts. Le mot maladie était un mot inconnu de ces terriens. Lorsque l'un des leurs mourait, c'était de sa belle mort si on peut dire, aux côtés de ses proches, sans aucune souffrance. Quand son cĻur s'arrêtait de battre, Il rendait son dernier soupir les yeux grand ouverts. On plaçait alors son corps dans une espèce de sarcophage blanc animé par toutes les scènes de sa vie écoulée. Grâce à des appareils sophistiqués et quelques électrodes placées de part et d'autre du crâne du terrien mourant, on parvenait à numériser toute sa vie sur de simples disquettes. Mais, on récupérait aussi le son. Le tout était ensuite visionné avec la famille, sur une sorte d'écran de télévision. Celle-ci faisait alors un choix qui devait refléter à la fois la personnalité, et toute la vie de leur proche. Personne ne pleurait, car les terriens ne savaient pas pleurer. Ils ignoraient ce qu'étaient une larme. Une fois le choix effectué, on plaçait, par simple collage électronique, ces images sonores sur le sarcophage blanc comme si on y collait des souvenirs. C'étaient comme les scènes d'un film, qui défilaient alors en boucle dans un ordre bien précis à l'infini. Ces terriens pensaient qu'ainsi, ils permettraient peut-être au disparu ou à la disparue, de pouvoir entrer en contact avec d'autres civilisations encore plus avancées . Enfin, le sarcophage était envoyé dans l'espace dans l'espoir d'être recueilli par des d'autres créatures. Leur souhait ultime était que celles-ci puissent faire ressusciter leur semblable et lui donner à jamais l'immortalité.

Ces terriens parlaient tous la même langue : le terrais. C'était un langage élaboré, dont l'alphabet se composait d'une centaine de signes en forme de montagnes, de ruisseaux, de plantes, d'animaux etc... Ainsi, lorsqu'un terrien écrivait avec chacun des doigts de la main, ses phrases constituaient à chaque fois une suite de dessins magnifiques comme, un peu, les hiéroglyphes des égyptiens de l'ancienne Terre. Chaque signe correspondait à un son. Chaque son à une idée. Ainsi, chacun pouvait s'exprimer avec intelligence et surtout avec nuance.

Les terriens étaient ambidextres, et chaque doigt était utilisé comme un porte-plume duquel s'échappaient différentes couleurs sur un papier blanc ou de tout autre couleur. Cela signifiait que leur corps avait la faculté de sécréter des encres naturelles de toutes les teintes grâce à des glandes spéciales. Chaque main se composait de sept doigts tous identiques, sauf un qui ressemblait à s'y méprendre au pouce des premiers terriens happés par le soleil en colère.

Les écrits des nouveaux terriens étaient souvent des Ļuvres d'art et les nombreuses couleurs qui les composaient semblaient autant d'arcs-en-ciel conviés à faire la fête.

Ces terriens ne se salissaient pas les doigts, car dès que l'encre s'était échappée par les pores de la peau, ceux-ci se refermaient aussitôt comme s'ils ne voulaient pas gaspiller ce précieux liquide, qu'ils pouvaient pourtant utiliser à volonté. Mais surtout, ils écrivaient avec un minuscule dard, qui sortait de chaque extrémité des doigts et qui se rétractait lorsqu'il n'était pas utilisé, exactement comme les griffes d'un chat. Cependant, ici, en l'occurrence, chaque dard pouvait réintégrer le bout de chaque doigt, indépendamment des autres. Le chat ne possédait pas cette faculté. Les terriens étaient des êtres animés d'une profonde sagesse et tout ce qu'ils écrivaient consistaient à laisser une trace pour les générations futures comme les hommes préhistoriques de l'ancien monde. Ici, on n'écrivait pas sur les murs des cavernes, mais sur une sorte de papyrus conçu de manière électronique. Il n'était pas question pour les terriens d'utiliser l'essence des arbres pour faire du papier. Un puissant logiciel assumait cette tâche avec une grande efficacité. Il suffisait, que l'on donne l'ordre vocalement à un ordinateur de concevoir tel ou tel nombre de pages, au format désiré et de n'importe quelle couleur, pour que la machine s'exécute immédiatement avec une précision absolue.

Les terriens vivaient dans des maisons en forme de bulle jaune, comme si elles voulaient ressembler aux soleils qui envoyaient leurs rayons invisibles à l'aide de millions de diffuseurs électroniques, implantés à leur surface tels des aimants stellaires et, dont le diamètre partout identique pouvait faire penser à d'immenses roues d'avion. Les terriens avaient des connaissances et des compétences si avancées qu'il pouvaient pratiquement tout se permettre. Les deux soleils étaient l'une de leur réalisation dont ils étaient les plus fiers. Ils les avaient construits avec ce matériau inconnu sur l'ancienne Terre, le gruthoze. C'était une sorte de verre que l'on pouvait trouver à l'état naturel dans les nombreuses grottes que comptait la planète. Le gruthoze, beau comme du cristal, était incassable, transparent, de couleur jaune citron, et surtout, il avait cette faculté rare de pouvoir générer sa propre énergie. Les terriens avaient saisi cette occasion pour faire du gruthoze, le principal constituant de leurs habitations, mais aussi de tous leurs divers engins spatiaux. Aussi, on pouvait souvent admirer dans l'espace le merveilleux ballet d'espèces de libellules volantes cristallines, comme des anges de lumière et, qui donnaient au ciel, bleu comme sur l'ancienne Terre, l'impression d'être un immense bijou incrusté de centaines de milliers de diamants resplendissants. Ces engins étaient utilisés pour parcourir de très longues distances, à la recherche de nouvelles planètes ou de nouvelles galaxies. Leur autonomie était illimitée grâce à ce fameux matériau indestructible et, qui se comportait aussi, comme une inépuisable base énergétique. Il y avait des engins de toutes les tailles, de une à cinq mille places. Ces libellules magnifiques parcouraient l'espace et le temps avec l'aisance des papillons qui, jadis, survolaient délicatement les fleurs des jardins et des champs de l'ancienne Terre. Très légers, leur maniement était d'une simplicité déconcertante. Pas de volant ou de manette. Juste un siège ou des sièges, en gruthoze eux-mêmes, qui épousaient la forme de leurs occupants et qui se réglaient automatiquement, selon la volonté télépathique de leurs hôtes. Le gruthoze avait, en effet, l'extraordinaire faculté d'être un matériau intelligent. Il se comportait comme une chose vivante, une créature intelligente et réceptive. Le gruthoze semblait avoir une âme. Silencieux comme l'esprit qui réfléchit, il donnait aux bulles jaunes l'aspect d'immenses cathédrales de verre dans lesquelles les nouveaux terriens vivaient en paix.

L'intérieur des maisons était tout aussi surprenant, car les objets tous conçus avec ce gruthoze avaient la faculté de pouvoir être déplacés si la volonté de ses habitants le souhaitaient. Non seulement ils pouvaient changer de place, mais pas n'importe comment, en volant aussi aisément que des oiseaux joueurs et sans jamais se heurter. Ainsi, il n'était pas rare de voir des assiettes côtoyer des chaises ou des fourchettes voltiger auprès de cuillères de passage. Sur l'ancienne terre, ce phénomène portait un nom : la télékinésie. Ici, ce phénomème paraissait si naturel qu'il ne portait pas de nom.

Les nouveaux terriens usaient de leur pouvoir télépathique comme quand ils marchaient ou respiraient. C'était un peu, comme un sens supplémentaire.

Tout semblait parfait, mais pourtant.... A suivre..

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Page mis en ligne le 29/07/08.

 

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